L'embras

€55,00
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Bourse à dés : 

Une superbe bourse à dés qui vous accompagnera dans toutes vos parties de jeu de rôle ! Que vous jouiez à Donjons et Dragons ou n'importe quel univers, ce petit sac pour ranger les dés est l'accessoire idéal pour jouer avec style.

Confection des bourses à dés

Chaque création a été pensée, élaborée, perfectionnée par la Tisseuse de Magie elle même. Elles se composent de tissus choisis spécialement pour son design unique, d'une ouverture extensible ouvragée et de détails ajoutés à la main. Pour compléter le tout, une attache est ajoutée et accessoirisée.

L'atelier

Chaque création est confectionnée depuis la chaumière de la Tisseuse dans la région Lyonnaise. Les bourses sont d'abord formées à la machine à coudre, puis l'ouverture et les détails sont apportés manuellement et sont différents d'une création à l'autre.

Matériaux

L'entreprise qui imprime ces tissus met un point d'honneur au respect de l’environnement : pratiques durables, encres et colorants à base d’eau et efforts sur les initiatives permettant la réduction des déchets. Les tissus y sont d'ailleurs imprimés seulement à la demande afin d'éviter le gaspillage.

Dimensions :

16 cm de hauteur
10 cm de fond
L'ouverture fait 3cm fermée et 10cm ouverte

L'Histoire de L'Embras

Il y a ces artéfacts dont tout le monde rêve. Il y a ces artéfacts qui ne sont que puissance, reliques d’un passé infernal, d’une ancienne maîtrise des arts sombres et dont le pouvoir s’amasse jusque dans les veines gorgées de sang de la vieille terre. Ce sont des objets de commandement, des objets propres à changer le monde.

Mais parfois, et ça je l’ai compris à force de me pencher sur le travail de la Tisseuse de Magie, il n’y a rien de mieux pour faire bouger le monde qu’un pouvoir tout en simplicité. Une douceur de magie cachée entre les sourires et les rires. C’est ce genre de magie que j’ai trouvé en marchant dans les traces de Marie Sail. Cette jeune femme, des plus modestes, n’a jamais renversé un gouvernement, fait trembler notre univers ou abattu de monstre, mais elle a changé plus de vies que n’importe quel héros.

Elle est invisible. Invisible d’un point de vue historique. Parce que personne n’a jamais vraiment pris le temps de noter son nom dans les livres. Elle n’était que l’ombre de l’ombre de ceux qui, caché derrière les êtres de lueur, n’apportaient ni idée ni bras puissants. Juste son soutien.

Et dans ce soutien, elle donna plus de force qu’Hercule n’en aurait jamais possédé.

Marie Sail a été là pour tout le monde, dans sa vie, mais elle n’était personne dans celle des autres.

Je n’ai découvert son existence qu’en recherchant par hasard l’une de ces bourses de la Tisseuse qui n’apparaissait sur presque aucun des textes que j’étudiais. Eman Fahmy m’a mis sur sa piste en me faisant lire l’un des textes médiévaux dont elle avait connaissance et qui ne s’intéressait pas un poil à Marie, mais avait pour sujet l’un de ses proches amis, ou dont elle était plutôt la confidente, qui tomba un jour sur l’objet qui m’intéressait.

Quand je l’ai trouvée, la bourse était dans un très mauvais état. J’ai d’ailleurs été inquiète qu’elle ne possède plus la magie que la Tisseuse lui avait un jour insufflée.

Pourtant, elle était toujours là. Cachée entre les mailles, dans les points et le tissu.

Quand je l’ai ouverte, de longues tentacules s’en échappèrent et je me souviens très bien avoir crié de peur, de panique et de surprise en les découvrant. Elles se sont refermées sur moi et, plutôt que de me couper la respiration, de m’attirer dans leur antre ou de me faire subir quelque sort funeste que l’on pourrait imaginer, elles m’ont serré. Contre elles. Fort.

Dans cette étreinte étrange, j’ai abandonné tous mes doutes et toute ma peur. Tout ce qui me hantait, tout ce qui m’habitait. Et j’ai simplement été heureuse et plus légère, alors.

Parce que si Marie Sail avait allégé bien des esprits, rassuré bien des pairs, elle n’avait jamais eu la chance d’être soutenue comme elle soutenait les autres. La Tisseuse de Magie, ayant pu s’apercevoir de cette injustice, lui offrit de quoi reposer ses propres doutes dans les bras aimants d’une créature plus intelligente que n’importe quel humain, plus compréhensive que n’importe quel être.

Une créature qui, dans ses longs et tentaculaires bras, la serrait suffisamment fort pour lui faire oublier ses malheurs.

 Texte par Edouard H. Blaes